Crédit d’impôt borne de recharge : ce qui a changé au 1er janvier 2026
Le point le plus important à comprendre en 2026, c’est que le fameux crédit d’impôt de 500 € pour l’installation d’une borne de recharge à domicile n’existe plus pour les nouvelles dépenses. Les textes officiels précisent que le crédit d’impôt pour l’installation de bornes de charge (CIBRE) s’appliquait aux dépenses payées entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2025, et qu’il est supprimé pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026. Autrement dit, une facture de borne réglée en 2026 ne peut plus ouvrir droit à ce crédit d’impôt, même si les travaux ont été réalisés un peu plus tôt. [635] [636] [637]
Sur cette période 2021–2025, le mécanisme était particulièrement attractif : il permettait de déduire 75% des dépenses d’acquisition et de pose d’un système de charge, dans la limite de 500 € par borne et jusqu’à deux bornes pour un couple soumis à imposition commune. Pour 2026, les tentatives de prolongation ont été débattues lors de l’examen de la loi de finances, mais tous les amendements visant à reconduire le CIBRE ont été rejetés. Résultat : le crédit d’impôt ne fait plus partie des leviers à mobiliser pour un nouveau projet de borne chez un particulier à compter de cette année. [638] [639] [640] [641]
Retour sur le dispositif 2021–2025 : qui pouvait en profiter et comment? Même s’il est terminé, comprendre comment fonctionnait le crédit d’impôt aide à clarifier la situation des projets “à cheval” sur 2025 et 2026. Le dispositif CIBRE s’adressait aux contribuables domiciliés en France qui faisaient installer un système de charge pour véhicule électrique dans leur résidence principale ou secondaire (non louée), à condition que la borne soit posée par un professionnel qualifié IRVE et qu’elle soit “pilotable”, c’est-à -dire capable de moduler la puissance ou de programmer la charge. [642] [639] [643]
L’administration fiscale rappelle que le crédit d’impôt portait sur 75% des dépenses, plafonné à 500 € par système, et limité à un système pour une personne seule et deux pour un couple. Le calcul se faisait sur le prix TTC de la fourniture et de la pose figurant sur la facture. Pour être éligible, la facture devait être acquittée au plus tard le 31 décembre 2025 : c’est cette date de paiement, et non la date de devis, qui fait foi. Ce point est crucial pour ceux qui ont fait installer une borne fin 2025 : si la facture est payée en 2026, le crédit d’impôt ne s’applique plus. [639] [640] [635] [638]
2026 : fin du crédit d’impôt, mais pas fin des aides à la recharge La disparition du crédit d’impôt ne signifie pas que tout soutien à la recharge disparait. Plusieurs sources rappellent que ce choix s’inscrit dans une réorientation de la politique publique : les crédits d’impôt liés au logement sont globalement réduits, tandis que d’autres instruments (bonus à l’achat du véhicule, coup de pouce véhicules électriques, primes ciblées) sont maintenus ou renforcés. [644] [636] [641]
Pour les bornes, le paysage se structure autour de trois leviers principaux en 2026. Le premier est la TVA réduite à 5,5% pour l’installation d’une borne de recharge dans un logement de plus de deux ans, à condition que la fourniture et la pose soient réalisées par un professionnel qualifié IRVE. Le second est la Prime Advenir, qui reste très active pour les
copropriétés (infrastructures collectives et bornes individuelles en habitat collectif), mais ne s’applique pas aux maisons individuelles. Le troisième est la poursuite du “coup de pouce” pour l’acquisition de véhicules particuliers électriques, qui réduit le coût d’achat du véhicule lui-même. [636] [645] [646] [637] [647]
TVA à 5,5% : le nouvel “équivalent” simple et automatique à domicile Pour un particulier qui installe une borne en maison individuelle en 2026, la TVA réduite devient le principal levier direct sur la facture, là où le crédit d’impôt jouait ce rôle auparavant. Les synthèses spécialisées expliquent que ce taux de 5,5% s’applique à la fois à la borne et à la main-d’œuvre, dès lors que le logement a plus de deux ans, que l’installation est réalisée par un professionnel IRVE et que la borne est intégrée à l’installation électrique du logement. [645] [646] [648]
Concrètement, sur une installation facturée 1 800 € HT, la différence entre un taux normal et un taux réduit représente immédiatement plusieurs centaines d’euros d’économie. Le mécanisme est plus simple que le crédit d’impôt : pas de déclaration spécifique, pas de décalage dans le temps, il s’applique directement sur la facture. L’inconvénient, par rapport au CIBRE, est que le montant obtenu n’est pas “ciblé borne”, mais dépend simplement du montant HT et du différentiel de TVA. L’avantage, c’est que cette aide ne passe pas par l’impôt et ne dépend pas de votre situation fiscale individuelle : elle profite de la même façon à tous les ménages éligibles. [637] [645]
Prime Advenir et habitat collectif : un terrain où les aides restent fortes
Même si le crédit d’impôt disparaît, les copropriétés restent largement accompagnées en 2026. Les documents de synthèse sur les aides à la borne de recharge détaillent que la Prime Advenir continue de financer une partie importante des projets en habitat collectif : bornes individuelles installées sur une place de parking en immeuble, bornes partagées sur les parkings communs, et surtout infrastructures collectives (colonnes IRVE, pré -équipement). [646] [647] [645]
Pour un particulier en copropriété, la prime peut couvrir jusqu’à 50% du coût HT de la borne et de son installation, avec un plafond généralement positionné autour de 600 € HT par point de charge, selon le type de projet et la version du programme en vigueur. L’éligibilité suppose que l’installation soit réalisée par un professionnel certifié, que la borne soit conforme et que la copropriété monte un dossier complet. Ce mécanisme prend en partie le relais du crédit d’impôt pour ceux qui vivent en immeuble, mais ne concerne pas les maisons individuelles, qui restent cantonnées à la TVA réduite et aux éventuelles aides locales. [647] [645] [646]
Projets “à cheval” 2025–2026 : qui peut encore profiter du crédit d’impôt? Une question fréquente concerne ceux qui ont lancé un projet fin 2025 mais ne découvrent
l’info qu’en 2026. Les instructions fiscales sont claires : pour bénéficier du crédit d’impôt, la dépense doit être payée (facture acquittée) entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2025. Si la facture est datée de 2025 mais réglée en 2026, le crédit d’impôt ne s’applique plus. Inversement, si la facture est payée en 2025, même si la déclaration d’impôt est déposée en 2026, le droit au crédit d’impôt reste ouvert, car la condition porte sur la date de paiement, pas sur la date de déclaration. [640] [635] [638]
Pour ceux qui remplissent encore les conditions, le montant reste inchangé : 75% des dépenses dans la limite de 500 € par borne, et jusqu’à deux bornes pour un couple. Il est alors essentiel de conserver la facture détaillée mentionnant la fourniture et la pose, le numéro SIRET du professionnel IRVE et les références de la borne. Cette facture devra être reportée dans la déclaration de revenus à la rubrique dédiée aux dépenses de borne de recharge, avec, si besoin, une mention spécifique dans les cases prévues pour le CIBRE. [638] [639] [637]
Stratégie 2026 sans crédit d’impôt : comment bien calibrer son projet
L’absence de crédit d’impôt change la façon de penser un projet de borne, mais ne le rend pas moins pertinent. Les analyses d’acteurs de la filière insistent sur le fait que la rentabilité d’une borne se joue surtout sur le coût de la recharge dans le temps, pas uniquement sur l’aide d’installation. Recharger chez soi, en heures creuses, à un tarif maîtrisé, reste nettement moins cher que dépendre des bornes publiques, même sans crédit d’impôt. La borne permet d’optimiser le coût au kilomètre sur 5 à 10 ans, ce qui compense largement la disparition d’un coup de pouce fiscal de 500 €. [644] [645]
Pour un particulier en maison individuelle, la meilleure stratégie consiste donc à dimensionner correctement la borne (une 7,4 kW bien pilotée suffisant largement pour un usage standard), à profiter de la TVA à 5,5% via un installateur IRVE, et à programmer la recharge en heures creuses. Pour un particulier en copropriété, la combinaison TVA + Prime Advenir + infrastructure partagée reste très attractive. Dans tous les cas, le crédit d’impôt n’est plus la pièce centrale du puzzle : il devient un dispositif clos, réservé à ceux qui ont déjà payé leurs travaux avant le 31 décembre 2025. [649] [645] [647]
